Retour

Angelika MARKUL

Née en Pologne en 1977, Angelika Markul débute sa carrière après des études de cinéma, d’architecture d’intérieur et de design, puis complète sa formation aux Beaux-Arts de Paris dans l’atelier Christian Boltanski. Diplômée de l’École en 2003, elle vit aujourd’hui à Paris et donne naissance à des œuvres vidéo, des installations, des sculptures ainsi que des “œuvres d’art usuelles”.

Dans la pratique d’Angelika Markul, la cire, une matière fragile, sensible à la chaleur et au toucher, devient un vecteur de mémoire. Absorbant les gestes de l’artiste comme une archive, elle donne une forme presque charnelle aux thèmes centraux de son œuvre : l’amour, le mythe, l’extinction et l’archéologie du futur. Ses sculptures évoquent des corps humains, animaux ou hybrides, suspendus entre présence et absence, permanence et disparition, sans jamais se laisser pleinement identifier.

Cette exploration du médium inscrit Markul dans la lignée de Beuys ou Barney, tout en convoquant les usages historiques de la cire : effigies votives, modèles anatomiques, masques mortuaires. Autant de pratiques où la cire servait à préserver une présence au-delà de la vie. En héritant de ces histoires, Markul transforme ce matériau en une substance qui stocke le toucher, le soin et le temps, rendant la mémoire tangible et troublante.

C’est dans cet esprit qu’elle a conçu pour ColAAb le guéridon Catch the Bird, modelé en cire avant d’être fondu en aluminium.

L’artiste lui a insufflé la vie, le rendant unique comme chaque être vivant l’est, en y déposant des feuilles de cuivre et en traçant à même sa surface ses caractéristiques propres, faisant de chaque pièce une empreinte singulière, à la fois sculpture et présence.

Présentation tirée du texte de ColAAb.

Artistes